Numéro régional IVG Contraception

Parlons

obstacles à l’IVG

Selon le lieu où l’on habite, selon l’âge de sa grossesse, selon ses moyens financiers, selon la période de l’année (l’été, pendant les fêtes de fin d’année), il peut parfois être difficile de trouver un médecin qui pratique des IVG ou qui accorde un rendez-vous dans un délai assez court. La plate-forme régionale IVG contraception de votre région vous indiquera les lieux ressources les plus proches et vous permettra aussi de répertorier ces difficultés afin d’essayer d’y remédier.

Malgré quelques différences d’un pays à l’autre, les femmes qui choisissent de mettre fin à leur grossesse le font pour des raisons très proches.

• Elles choisissent de ne plus ou ne pas avoir d’enfants.
• Elles sont trop jeunes
• Elles ont trop peu de ressources financières pour avoir un enfant.
• Elles souhaitent terminer leurs études.
• Elles souhaitent espacer les naissances.
• Leur relation avec leur partenaire a pris fin ou est instable.
• Une grossesse serait dangereuse pour leur santé.
• La grossesse est le résultat d’un viol ou d’un inceste.
• Les croyances sociales ou religieuses empêchent les femmes non mariées de porter un enfant

Les difficultés d’accès

Selon le lieu où l’on habite, selon l’âge de sa grossesse, selon ses moyens financiers, selon la période de l’année (l’été, pendant les fêtes de fin d’année), il peut parfois être difficile de trouver un médecin qui pratique des IVG ou qui accorde un rendez-vous dans un délai assez court.
Ne pas hésiter à appeler la plate forme régionale IVG contraception de votre région qui vous indiquera les lieux ressources les plus proches. Cela permettra aussi de répertorier ces difficultés afin d’essayer d’y remédier.

La clause de conscience des médecins

C’est un droit des médecins, pour des causes morales ou religieuses, de refuser de pratiquer une interruption de grossesse. En France, ils doivent informer la personne de leur position dès la première demande et l’orienter vers un autre médecin qui pourra la prendre en charge.
Certains médecins souhaitent influencer la décision de la demandeuse et la font revenir plusieurs fois avant de lui dire qu’ils ne pratiqueront pas l’avortement. Dans certains pays comme l’Italie, 70 % des gynécologues opposent leur clause de conscience à une femme/jeune fille en demande d’IVG.

Les mouvements anti-IVG

La France a légalisé l’interruption volontaire de grossesse en 1975 sur une proposition de loi de Simone Veil. Cela s’est fait à la suite d’une grande mobilisation collective animée en particulier par le MLF (Mouvement de Libération des Femmes), le MLAC (Mouvement pour la Liberté de l’Avortement et de la Contraception) et le Planning Familial mais aussi par des collectifs de médecins indignés de voir des femmes mourir des suites d’avortements clandestins.
A partir des années 80, des mouvements anti-avortement se sont se multipliés, avec à partir de 1987 des actions violentes contre les établissements pratiquant des IVG par des commandos inspirés et soutenus par les mouvements dits « pro-life » venus des Etats-Unis, l’intégrisme religieux français et une partie de l’extrême-droite.
Actuellement, certains sites Internet très bien référencés sont animés par des mouvements anti-IVG. Ils se présentent comme des sites de soutien mais formulent des mensonges grossiers sur les conséquences physiques et psychologiques d’une interruption volontaire de grossesse entraînant de manière malhonnête un supplément d’angoisse et de culpabilisation.

La situation dans le monde

Pour des raisons allant des droits humains à la religion, l’avortement entraîne plus de désaccords politiques et sociaux que presque tous les autres sujets. Cela reste un problème particulièrement complexe et émotionnel dans beaucoup de pays.

L’avortement à risque est une tragédie humaine : c’est l’une des plus grandes causes de mortalité maternelle mondiale. Dans les pays où l’avortement est interdit ou limité, cela ne le fait pas disparaître, cela le rend seulement clandestin, source de corruption et dangereux (500 000 décès par an dans le monde). Parmi les 46 millions de femmes qui choisissent d’avorter chaque année, 19 millions des avortements sont considérés comme à risque, dont 96% dans des pays en développement.