Numéro régional IVG Contraception

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mutilation des organes sexuels

L’excision est pratiquée dans certains pays sur les fillettes ou les jeunes filles pour des raisons de coutume ou de religion. Cette mutilation des parties génitales externes est interdite par la loi française qui condamne les parents (même si l’excision a lieu à l’étranger) et la personne qui a pratiqué l’excision (si celle-ci a lieu en France).
La pratique de l’excision dans des conditions rudimentaires et non sécurisées peut entraîner de graves dommages pour la santé (infections, hémorragies) pouvant aller jusqu’au décès. Par la suite, l’ablation d’une partie de l’organe sensible qu’est le clitoris et les blessures de la vulve peuvent être handicapantes pour la vie sexuelle et reproductive (douleurs lors des rapports sexuels, fistules entraînant infections et incontinence urinaire, déchirement lors d’un accouchement). Toutefois, il existe des femmes excisées qui témoignent d’une vie sexuelle satisfaisante pour elles.

Certaines femmes ayant subi une excision peuvent être demandeuses d’une chirurgie réparatrice afin de restaurer les organes abîmés mais aussi de trouver une image nouvelle et un usage différent de leur sexe. Depuis 2004, cette chirurgie est remboursée en France.

D’autres interventions sur les parties génitales pratiquées par tradition, hygiène ou souci esthétique ne sont cependant pas considérées comme des mutilations.
Elles sont en général moins dangereuses et entraînent moins de conséquences sur la vie sexuelle.
Il s’agit pour les hommes, de la circoncision et de la chirurgie de la verge ; et pour les femmes, de la réfection d’hymen, et de la chirurgie esthétique des lèvres et du clitoris.

Vous trouverez dans l’annuaire les coordonnées de lieux ressources sur ces question.

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